Le Moulin de Laveau

Cet ancien moulin à eau à chaussée insubmersible du XVI° siècle est mentionné en 1547 lorsque Louis de Villiers, seigneur des Graffinières et de Lavau-Festu, intente un procès contre François Ligeard accusé de pêche illicite au moulin et dans un jugement de la ville de Montbron le 12 mai 1563. Sa roue est améliorée et élargie en 1886. Le moulin fournit de l’électricité pendant la seconde guerre mondiale. Ses dépendances agricoles, contemporaines de la minoterie, se composent d’une boulangerie accolée à des soues à cochons. Le four à pain d’origine est préservé et toujours en état de fonctionnement.

Le moulin est alimenté par un bief long de près d’un kilomètre. L’important dispositif des biefs et canaux de décharge est encore régulé par des vannes.

Il a été en activité jusqu’à ce qu’il soit ravagé par un incendie en 1954.

Il renait de ces cendres en ayant perdu un étage et sa roue et devient une habitation.

Les 8 hectares de terre qui l’entourent, le bief, la rivière du Couasnon et ses petits affluents découpent des îlots naturels et favorisent une biodiversité d’autant plus exceptionnelle que depuis plus de 20 ans, cette propriété n’a reçu aucun traitement chimique et que la faune et la flore y sont protégées.

Il y a un peu plus de 20 ans, trois femmes en ont fait l’acquisition pour sauver des animaux, protéger la nature et le patrimoine. Durant toutes ces années, elles ont accompagné la nature pour qu’elle reprenne place, sans autre intrant que leur énergie, et accueilli jusqu’à une centaine d’animaux.

Elles sont Ambassadrices du Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine et le Moulin a reçu le label national ”Valeurs Parc Naturel” qui souligne les démarches collectives et solidaires, garantes d’effets structurants en faveur du développement durable.

Elles cherchaient à transmettre le moulin à un projet compatible avec leurs valeurs et qui le mettrait à l’abri de la spéculation, tout en restant y vivre auprès de leurs ânes, leurs chats et leur poule Rosalie, en sachant que si un jour elles ne pouvaient plus y vivre en autonomie, leurs animaux seraient en parfaite sécurité.

La rencontre avec Anne-Lorraine Vigouroux a été naturelle et même un peu magique !

Ces trois amies vivront donc dans la boulangerie et les soues qui ont été aménagées pour leur permettre de rester auprès de leurs animaux et faire profiter L’Autre Ferme de leur immense connaissance du moulin et de son environnement.

C’est une immense chance pour une implantation réussie de L’Autre Ferme en Anjou.