Qui sommes-nous ?

L’association a été créée pour porter le projet de L’Autre Ferme, développé depuis plusieurs années par Anne-Lorraine Vigouroux. 

En stage à Woodstock, sous la surveillance de Clyde

Après avoir été directrice de production pour de grands noms du théâtre français, elle a été attachée culturelle au Canada et en Serbie jusqu’en août 2019. Tout au long de sa carrière, elle a toujours pris le temps de faire du bénévolat pour venir en aide aux animaux.

Elle naît dans une famille qui place la culture et le respect de la nature au cœur de l’éducation et doit le Lorraine de son prénom au Parc Naturel Régional dont la préfiguration commence sous l’impulsion de son père l’année de sa naissance. L’un de ses 5 autres prénoms est celui de la chienne adorée de la famille, adoptée évidemment.

Dans la famille, on ne laisse jamais de côté un animal qu’on croise s’il est dans le besoin. Un chaton trouvé dans la neige, une chienne trouvée sur la plage, des souris et des dizaines de poissons rouges, réchappés de kermesses d’école… A l’adolescence Anne-Lorraine se désintéresse totalement des cours, s’isole dans le fond de la classe pour lire du théâtre. Elle prétend faire des gardes d’enfants le soir pour aller au spectacle. Cataclysme lorsqu’elle se fait prendre mais elle finira par emporter le morceau, à défaut de trouver des professeurs qui lui redonnent goût aux études, elle quitte le système scolaire à 15 ans pour faire du théâtre amateur. En parallèle, elle fréquente les associations de protection animale et passe des week-ends en famille à mettre leurs tracts sous enveloppe.

A 18 ans, elle créé une agence artistique dans laquelle elle représentera de jeunes artistes. A 21 ans, elle devient maman puis végétarienne après avoir vu un documentaire produit par la Fondation Brigitte Bardot dont les images la hantent encore. Elle se nourrit de viennoiseries durant plusieurs mois avant de réaliser qu’elle peut finir les soupes de légumes de sa fille et varier ainsi son alimentation. 

L’aventure de l’agence s’achève avec la rencontre de l’auteur de théâtre Joël Pommerat, alors débutant, qui la mène sur les voies de la production. Elle travaille ensuite presque exclusivement auprès d’auteurs de sa génération comme Pierre Meunier et Wajdi Mouawad puis Mélanie Laurent. Ces productions l’auront conduite sur plusieurs continents mais après plus de vingt ans de tournées, elle a besoin de nouveaux défis et commence à rêver de la création d’un refuge pour animaux de ferme. Elle part comme attachée culturelle à Montréal où elle emploie son temps libre à venir en aide aux nombreuses colonies de chats abandonnés. Elle passe ses longs week-ends d’hiver à cuisiner pour apprendre à supprimer les œufs et les laitages de son alimentation. Abandonner le Saint-Nectaire fermier semble insurmontable mais elle n’éprouve aucun problème pour le reste. 

Elle profite de la proximité des États-Unis pour visiter des fermes-refuges, en particulier le Woodstock Farm Animal Sanctuary. Elle débute par une semaine de bénévolat lors de laquelle on lui demande de nourrir un jeune veau très malade, né d’une vache laitière, qui a échappé de justesse à l’abattoir. Anne-Lorraine guérit de son addiction au Saint-Nectaire. Elle sympathise avec la créatrice de ce refuge, Jenny Brown. Elle y retournera souvent en stage pour des séjours de plus en plus longs, afin de s’imprégner et d’apprendre, de vérifier sa capacité à créer un refuge. Car la décision est prise, chaque euros gagné servira à accomplir son projet : ouvrir un refuge en France. 

À la fin de sa mission au Canada, elle rentre en France, retravaille un peu en production, cuisine beaucoup pour convaincre ses amis que le véganisme c’est top, et repart comme attachée culturelle en Serbie, un dernier tour de piste pour défendre le partage des cultures… et économiser pour acheter la ferme qu’il lui faut. Anne-Lorraine a achevé sa mission à Belgrade en août 2019 pour se rendre directement au moulin… pas besoin de transition car sa route, depuis toujours, la mène vers ce qu’elle considère comme un accomplissement.